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POUR LA DIGNITE INDISPENSABLE !
La
Chronique culturelle du Dr. Saliou Démanguy Diouf Sous l’égide de la solidarité et du partage Porteurs de sens de l’hospitalité, devenue si légendaire, au Sénégal, la solidarité et le partage sont-ils très perceptibles dans notre société d’aujourd’hui ? Tout semble en effet marqué par des tares placées aux antipodes du sens profond de nos valeurs séculaires. Coutumier du sens de la grandeur, le verbe partager (sédëlé) se trouve au cœur de toutes les actions sénégalaises non teintées d’aliénation, tout comme la solidarité (Ndimbël) aux sensations d’aide, qui augurent une immixtion des besoins, des énergies pour l’équilibre et le bonheur dans la vie sociétale.
Dans nos
sociétés traditionnelles tout était régi par ces valeurs qui
s’exprimaient dans les rites religieux et pendant les initiations :
circoncision, tatouage des gencives qui au-delà des épreuves marquant le
passage de l’adolescence à la vie adulte, étaient des moments
privilégiés pour cultiver la solidarité et le partage. Tout aussi bien
les fêtes agraires marquées par les manifestations sportives, les
mariages, les baptêmes imprégnés d’insouciance, de sagesse et de
noblesse reflétaient ce même sens de la solidarité et ce même sens du
partage. L’élitisme
n’avait pas de place dans un système qui prenait en charge la globalité
de la société. Le travail qui respectait le même principe combattait et
anéantissait la marginalité. Jusqu’à récemment et encore
aujourd’hui des paysans d’un même village, des parents et amis venant de
villages voisins acceptent volontiers de travailler ensemble dans le
champ d’un des leurs pour pallier à une invalidité ou à l’absence d’un
défunt père de famille nouvellement disparu. Rien n’interdit aux paysans
sénégalais de s’inspirer de cette riche expérience. Par l’organisation
de plages horaires pour et par la solidarité, ils pourraient ainsi
travailler ensemble dans un champ collectif traditionnel annuellement
soutenu par le maraîchage et dont les retombées bénéficieraient à tout
le village. Ils pourraient à cet effet, créer autour d’une coopérative,
une banque de céréales pour mettre fin au rythme de la dépendance aux
prêts étatiques, en matière de semailles, assurant ainsi leur autonomie.
Si une telle expérience pouvait faire l’unanimité de tous nos villages,
la sous-alimentation serait enrayée de notre pays. Il n’y a pas
également d’interdiction pour les immigrés d’un même village, de se
solidariser autour d’associations capables de générer des fonds destinés
à créer des centres de santé pour leur village, d’y promouvoir l’énergie
solaire, des pharmacies, d’acheter des moulins à broyer le mil et des
machines à décortiquer l’arachide. De tels dispositifs remplaceraient
les petites mains de nos femmes si fragilisées par les travaux
domestiques. Que ne devons nous pas faire pour les enfants des Daaras,
pour ceux des rues, pour nos femmes enceintes qui vont accoucher en vélo
ou à dos d’âne ? Que de débats n’avons-nous suivi dans les portails web de notre pays sur les marques de l’égoïsme, de la violence, de l’homosexualité, des multiples manifestations du refus de la solidarité et du partage ? Autant de dysfonctionnements que nos chants initiatiques n’ont pas soulignés. C’est ce qui donne à beaucoup parmi nous, le courage, de tranquillement, détourner les deniers destines à l’amélioration des conditions de vie de nos paysans de Thilogne, Lambaye, Fongolemby, Mboumba, Diaobé, Joal, Sinthiouba mambé, Diakhaou, Balanta Kounda, Ndianda, Thiéno, Ndiombo, Ndiobène Diar Yone, Ndondol Codou Ngoye, Kër Samba Gaye, Maka Couli bantan, Gossas, Mékhèye, Nioro, pour ne citer que ce nombre infime. Toutes ces écorchures de l’histoire doivent rapidement trouver un arrêt définitif. A une époque pas très lointaine, Aimé Césaire disait au monde entier : « Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme. » Face à la naïveté et à la couardise qui caractérisent beaucoup de nos compatriotes, il est cependant heureux de constater que les sénégalais sont très différents face à l’adversité, avec des niveaux de conscience très élevés, à la fois bien informée et bien formée par toutes les richesses et toutes les expériences accumulées et synthétisées par le XXI è siècle mais il y a surtout la consistance de nos visions d’avant-garde. Nous sommes en effet loin de penser que les crimes économiques tous abominables et si cyniquement mal jugés puissent nous divertir au point d’affaiblir chez les vrais patriotes, le sens de la solidarité citoyenne tout à fait familiale, amicale, villageoise et républicaine. Ceux qui se donnent la peine de se tenir debout savent pertinemment que la solidarité est notre puissance dont la vérité trace les nobles chemins de notre libération socio-économique, dirions-nous notre développement tout simplement. Ensemble, debout, actifs et travailleurs nous pouvons pour la dignité indispensable et nous devons. Pour la descendance nous devons. Nous devons pour le respect de la nature et devons tout faire pour faire correctement tout ce qui peut faire le bonheur des citoyennes et citoyens de notre cher pays. La conquête de l’intrinsèque est à ce prix. Certainement que nous reviendrons incha Allah, sur cette question des valeurs nobles de notre pays que des enfants infidèles veulent jeter dans les bennes à ordures. Nous y reviendrons absolument car nous croyons fermement qu’un autre Sénégal est possible et que massivement nous pouvons le faire. S.D.J. Pour adherez visitez notre site internet: www.acadsunureew.com
Alternative Citoyenne Sunureew
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