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LES VOIES DE COMMUNICATION
La première phase et certainement la plus urgente en matière d’infrastructures routières sera l’entretien et l’amélioration de l’état général du réseau routier existant, de manière à le rendre plus praticable et moins dangereux pour ainsi dire, moins destructeurs pour le parc automobiles. L'urgence est aujourd’hui d'envisager la construction ou la reconstruction de toutes les grandes routes nationales, dans l'optique de faciliter les liaisons entre les régions en plus des différentes routes au niveau de chaque régional pour un maillage des plus exhaustifs de tout le pays. Il est impératif, dans le cadre d’un programme commun avec des pays voisins, d’étudier les possibilités de développement de liaisons routières entre le Sénégal et les principales villes de ces pays. Les voies ferréesCe qui vaut pour l’infrastructure routière vaut, mutatis mutandis, pour les voies ferrées. Nous travaillerons pour que l’ensemble de notre réseau ferroviaire soit standardisé, modernisé et même dédoublé sur certains tronçons où les impératifs économiques l’exigent, de manière à rendre plus économique et plus rapide la circulation des biens et des personnes. L’histoire récente du monde nous a prouvé combien il est impératif de disposer d’un réseau ferré couvrant la majeure partie du territoire national et reliant certaines de nos régions avec celles des pays voisins. Dans ce domaine, nous proposons le recours à des appels de fonds nationaux et internationaux. Les entreprises, les banques installées sur le territoire national, les hommes d’affaires, l'État tout comme les émigrés devront être sollicités pour contribuer à la réalisation du programme de développement des voies ferrées. Le transport fluvialLes fleuves et rivières sont les voies de communication les plus efficaces et les moins onéreuses. C'est pourquoi nous encourageons l’exploitation des tronçons abandonnés et l’extension de la navigation sur d’autres tronçons navigables à travers les fleuves du pays (le fleuve Sénégal, le fleuve Casamance et celui de la Gambie). Cela implique non seulement le balisage de ces voies, mais aussi l’acquisition et la mise en service des dragues afin de rendre la navigation aussi aisée que possible partout. Nous encourageons tous les efforts allant dans le sens d’une extension du réseau fluvial national et la coopération avec les pays voisins en la matière. Le transport aérienNous avons déjà démontré toute l'importance que nous donnons particulièrement au secteur des transports. Le développement du réseau routier qui facilite des liaisons entre les villes et les villages entraînera la valorisation des régions et partant, le relèvement du niveau de vie des populations. Concernant le transport aérien, nous prendrons les décisions qui s'imposent pour que la gestion de nos aéroports et aérodromes se fasse en collaboration avec l’ASECNA dans le souci de sauvegarder la coopération inter étatique. Nous ferons tout notre possible pour que les États membres de l’ASECNA acceptent d'y injectent les moyens financiers nécessaires au rééquipements et à la modernisation des systèmes de contrôle et de navigation. Le monopole de l'État en matière d’aviation civile peut se révéler inefficace par manque d’organisation et d’expérience mais surtout peut engendrer des abus de réquisition de la part des gouvernants dont les engagements ne sont pas toujours tenus. La mauvaise qualité de services de Air Sénégal International et la non-desserte de destinations dans plusieurs pays du monde à la fois très demandées et très porteuses engendrent un manque à gagner considérable à l’économie nationale. La plupart des passagers nationaux ou étrangers, n'ont d’autres choix que de prendre les compagnies aériennes étrangères. LA POSTE ET LES TÉLÉCOMMUNICATIONSAujourd’hui avec les nouvelles technologies, le secteur des télécommunications est devenu très productif. Nous entendons mettre en œuvre les voies et moyens pour faciliter l’accès aux services de télécommunications modernes à tous les Sénégalais, principalement dans les petites localités de l’intérieur du pays. En outre la législation sera allégée dans le but d’améliorer les conditions d’exercice et de concurrence. Pour les postes, le système des mandats postaux sera renforcé pour mieux concurrencer les sociétés de transferts internationaux. Les Postes devront travailler avec les banques locales pour une meilleure gestion des volumineux transferts d’argent des émigrés dont nous devons faire une force concrète dans nos efforts de développement. Il faut pour cela offrir aux émigres les moyens d’investir, d’épargner et de participer à la fructification les richesses nationales par la création d'emplois. Nous mettrons tout en oeuvre pour obtenir la modernisation des postes et télécommunications afin de rendre de meilleurs services aux populations.
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