Dossiers : Un geste vulgaire,un événement d’une grande bassesse se produisant devant un Président de la République peut tout aussi bien ternir à son image,l’éclabousser en quelque sorte. A moins que la triste scène se déroulant sous les yeux du Président ne traduise la bassesse du Sieur. Les grands hommes ont toujours brillé de par leur aura,de par leur grandeur. Les foules en apothéose,en transe l’ont toujours été ,par là où ils ont eu l’occasion de passer. Aucune note dissonant alentour n’a été perceptible le long de leur parcours. C’était toujours de toute harmonie .Et il en a toujours été ainsi où qu’ils soient Le soleil qui brille au zénith n’a pas besoin de montrer sa lumière,ni de prouver sa céleste puissance. Elle est et, c’est tout . Aussi vrai les sombres ténèbres n’enfanteront aucun astre,le vil petit homme usera de toute sorte d’artifices, déploiera des prouesses de génie dans sa quête de grandeur. Ce peut-être des milliards généreusement distribués à gauche et à droite pour complaire à ceux-là même qui le méprisent ou, pour se constituer un bataillon de redevables .Et si encore ces milliards lui appartenaient. Ce peut être cette volonté inavouée d’entrer dans l’Histoire,alors que ses basses oeuvres le poussent vers la sortie. Le grand Solitaire banni de tous ses pairs. La grande peur l’habite et ne le quittera jamais. C’est son fidèle compagnon,dans la moiteur de la nuit. Nuit noire,nuit d’enfer ,avec ses milliards et ses démons. Point de bonheur. Bonheur, prospérité volés au peuple ne saurait le servir .Peuple déçu, peuple meurtri, peuple étreint d’angoisse face à un avenir sombre. Un cri de désespoir au nom du peuple,un poignant crie de refus,jailli du fond des entrailles d’un homme,en plein discours présidentiel , lui valu les foudres des bras armées de la cour et de l’arrière cour. Un brave homme qui cristallise à lui seul,toute la souffrance d’un peuple ,qui porte ce malheur sur ses frêles épaules et ,qui en vit à la manière d’une maladie dont il serait atteint. Un fardeau qu’il ne peut ni jeter,ni supporter.Brave homme ,taillé dans du bois le plus noble ,espèce rare. Socrate par amour pour la vérité a bu la ciguë,Souleymane par amour pour ton peuple,tu t’es sacrifié. Aux grands hommes,les grandes peines. Ton cri est resté. Les valeurs morales ancestrales n’ont jamais déserté le Sénégal ;le peuple a été mis à genoux. On peut contraindre les corps en les affamant,mais on ne peut guère plier sous son joug les consciences .Il reste beaucoup de Bastille à prendre. Le feu couve d’un peu partout. La torpeur se dissipe. L’oiseau de minerve se lève au crépuscule. Ton crie est le prélude du chant annonciateur du crépuscule du Roi. Nitimurat vetitum ,notre idéal ,un jour ,triomphera.
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