CRISE POLITIQUE AU SENEGAL


En 2007, Me Abdoulaye Wade est sorti vainqueur aux présidentielles et son parti totalitaire aux législatives. L’opposition sénégalaise, vielle, affaiblie et désordonnée, vient ainsi de subir la plus déshonorable défaite de son histoire. Tout en ratant son rôle protestataire, brisée et désorientée, elle offre un paysage politique inerte aux yeux ébahis et déçus de la plupart des Sénégalais.

En boycottant les législatives de 2007, ils avaient ainsi signe leur extinction définitive sinon au moins celle des rescapes politicards dont la plupart sont des « left-backs » de parcours ou élèves de l’ école senghorienne dépassée. Nul doute dans l’esprit de personnes averties que le Sénégal a ainsi beaucoup perdu. Quel dommage! Le pays est désormais abandonne entre les mains d’un patriarche avec son fils « héritier » énigmatique, des politiciens véreux avec un gouvernement nébuleux incompétent devant les challenges qui sont en face du Sénégal. Les années qui viennent vont inévitablement connaître une grave série de changements dont l’issue risque d’être prévisiblement une misère collective, une prolifération du gaspillage de fonds publics insuffisants et de la violence nous rappelant les périodes sinistres d’Abdou Diouf et Senghor.

Il n’y a rien d’étonnant à cela. Voilà des années que nous dénoncions l’aveuglement de l’ opposition Sénégalaise divertie avec les fantasmagorias médiatiques tridirectionels de Wade-Idy- Karim (et Macky aujourd’hui) tout en négligeant les évènements concrets qui tenaient tant les populations. Ces populations, déjà meurtris par quarante années de ses deux premiers présidents: l’un, un “assimile toubab-negre”, on l’appelait Sedar, et l’autre, un efface inefficace et trop latent, Abdou Diouf, qui ont tous les deux mis notre progrès en arrêt. Lorsque l’alternance a paru devenir une réalité de change positif et définitif en 2000, une " fin de l’histoire " et un dessein d’espoir se sont entrevus aux horizons maigres d’un pays agonisant. Or sa durée devrait s’estomper bien avant la victoire unipersonnelle et « écrasante » de Me Wade en 2007, sans adversaire dans l’ arène.

On se demande toujours comment! Quel astucieux! L’effondrement de l’opposition Sénégalaise changera tout le climat politique dans les prochaines années de Me Wade a qui ont venait d’offrir une arène sans combattant. La cause : l’impossibilité devant laquelle les dirigeants politiques (pour éviter leaders) n’ont pas pu suivre et s’ajuster a leur rival souverain plus riche et plus ruse. En moins de cinq années seulement il a réussi à schématiser et a établir un terrain
politique qu’il a façonné aux model de ses caprices. Me Wade a réussi a bouleverse, torture, et humilie l’univers politique sénégalais dont il est devenu le principal acteur et spectateur tout en même temps a l’Assemblée Nationale et a son Senat vicieux bâti pour des raisons de stratège politique ses complaisances. Qui sonnera sa gloire sans bataille? A vaincre sans périr ... !

Dès lors, pour les “loosers” de l’opposition, il n’y avait plus aucune raison stratégique à se maintenir non plus que de motifs de changement de politique intérieure de leurs partis. Ils ont simplement été mis a la retraite forcée. Ce faisant, ils ont d’ailleurs laisse une situation de “sauve- qui-peut” qui drainera d’avantages de truands, opportunistes et arrivistes dans les rangs du parti du Père du Sopi et de celui de son fils Karim Wade déjà remplis de leur même genre. L’ opposition Sénégalaise a ainsi succombe, abattu par l’excès de son propre divertissement et tricherie. Faible, fatiguée et ruinée, elle était de n’avoir pas pu résister à l’attraction poissonneuse wadienne qu’à coups de “verbiage”, concessions et truquages politiques qui avaient fini par provoquer sa propre et véritable ossification et celle de toutes les autres structures politiques du pays.

Le temps est venu de tourner la page sur ces vieillots car la réalité devant semble être pire.
Rejoignez notre équipe pour mieux adresser les problèmes des citoyens sénégalais.

Pr. Arona N. Diouf