LE SENEGAL, UNE « DEMOCRATIE » SANS OPPOSITION


Aujourd’hui, la retrite sans appel des parties d’opposition doit nous amener à l’évidence de solutions urgentes et nouvelles pour le  Sénégal qui traverse une période dangereuse de schizophrénie politique. Si la situation est grave chez nos politiciens, elle est dramatique chez les populations pour des raisons à la fois économiques et de sécurité. Le Sénégal doit certes faire face aux conséquences de la massification autour de Me Abdoulaye Wade et de son fils, qui pèseront sur toutes les décisions votées à l’Assemblée Nationale et prises par son Senat de fortune pendant encore une demi-décennie.

Qui se dressera contre la bavaroise des Wade et leurs allies égoïstes et aigris opportunistes
capables de manipuler a leur guise les choix économiques et sociaux qui s’imposent pour le progrès réel de notre nation?

Ni Tanor ou encore moins Niasse qui prétendaient tous devenir l’opposition représentative et qui n’ont jamais été ni outil de triomphe mais de simples et lugubres fatigues décalques du PS. Le principal danger à l’horizon qui menace tous les Sénégalais est l’autoritarisme technocratique. Et ce ne sont pas les dérisoires incantations de Dansokho ou de   Bathilly ni le soutien de leurs parties-familles ou « one-man-gang » qui y changera quelque chose. Ces vieux camarades de Me Wade dont leurs messages populaces n’ont jamais été suivis d’action concrète sur le terrain, avec leur immobilisme, n’ont aujourd’hui que le mot de “scandale présidentiel” alors qu’ils sont incapables d’en prouver le moindre. Les Sénégalais aujourd’hui n’ont donc le choix que des Sopistes galèreux et désœuvrés derrière les Wade sur le champ politique et donc étatique tandis que les dignes citoyens du pays s’en éloignent à grands pas.

Une telle situation politique est extrêmement dangereuse pour notre pays. Elle ne peut aboutir qu’ augmenter les frustrations et les misères qui mèneront a plus de conduites violentes. Nous voyons les signes, durant ces dernières années, avec la progression des crimes et gangs organises, les grèves des étudiants, élèves et enseignants, la colère des syndicalistes, les huées au passage de la caravane présidentielles dans les banlieues, les rescapes des océans, la désolation des ménagères et la prolifération des mendiants devenus très agressif dans les rues des grandes villes transformées pendant la nuit en shelters. Malgré les exutoires de Me Wade, la désobéissance civile de groupes
sociaux aimera inévitablement dans un avenir très proche des conflits qui marqueront la colère de la nation.

Me Wade, en détruisant malicieusement l’opposition sénégalaise a créé une situation chaotique très dangereuse dans le pays ou la vie collective deviendra tout simplement une foire d’empoigne avant de sombrer dans une inexpiable tourmente civile. Un tel portrait est le destin qui nous attend au Sénégal.

Un pays sans opposition est abandonnes au manque de transparence dans les affaires de l’Etat, a une corruption aigue et le manque de protection des biens nationaux, des personnes, des marchés, des recettes publiques porteurs d’externalités qui garantissent une éducation de qualité, l’accès aux soins de sante, a l’eau potable et une sécurité nationale et celle de nos frontières. Il n’est pas d’autre moyen que de constituer rapidement la grande et authentique force citoyenne oppositionnelle qui, seule, détient la solution des problèmes du pays. Nous en avons vu les preuves quant Me Wade dirigeait lui même l’opposition sénégalaise dans les années 80. Seule de toutes les formations politiques du pays, son parti possédait la voie du reste du people et celle-ci dénonçait vigoureusement toutes les exagérations et les médiocrités des Gouvernements de Senghor et Diouf. Nous devons tous apprendre et arriver à nous convaincre que seule l’existence d’une résistance solide et unifiée nous épargnera des souffrances de la guerre civile qui s’augure a l’horizon. C’est évidemment une tâche immense et difficile, mais l’ingouvernabilité actuelle de notre pays la rendra plus aisée.

Car les sociétés comme la nature ont horreur du vide. Dans un pays sans opposition, il n’est pas sûr que les priorités assignées à notre Etat politise aille dans le bon sens. Le problème est souvent posé en termes techniques : la complexité croissante de notre nation, la diversité des programmes, l’émergence des administrateurs politiciens incompétents et de plus en plus capables d’échapper à l’autorité imposeraient de remettre en cause les vieux modes d’intervention politiques en dessus de l’Etat.

Aucune des affaires de l’Etat ne passe par des méthodes de transparence réunissant autour d’une table tous les acteurs concernes qui sont la des principes de la bonne gouvernance. Une évolution qui aboutit souvent, sous couvert d’adaptation, à la complexité de nos sociétés et à l’ingouvernabilité croissante des citoyens, à légitimer une action publique faussement consensuelle et non objectivée, qui sert seulement les intérêts des politiciens et des plus puissants.

Malheureusement, les difficultés croissantes de l’Etat à respecter ses engagements en matière de politique économique, sociales et éducatives donneront une nouvelle génération de jeunes frustres de ses modes d’intervention. Sous couvert de l’inefficacité de son autorité – face aux politiciens corrompus et prédateurs de toute nature et de tout horizon– le peuple jugera la rationalité de cantonner désormais à la régulation, abandonnant toute activité civique de production directe et de respect des biens publics, au prétexte que la corruption et le laxisme constitueraient, dans la plupart des cas un mode d’allocation des ressources plus efficace et plus rapide, et qu’il suffirait, au pire, d’agir à la marge pour corriger ses défaillances. Ainsi alors, notre Etat déjà très faible sera rendu inopérant à se concentrer sur ses missions essentielles.

Devrons-nous tous attendre que Notre Sunugal succombe pour agir?
Non. Passons des maintenant a l’action en soutiennent le Pr Diouf dans son combat pour un Sénégal meilleur, juste et prospère pour tous.

Passez à l’action en
rejoignant notre équipe pour une Alternative Citoyenne !

Pr. Arona N. Diouf