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LE
PROGRAMME REMEDE PORTE PAR PROFESSEUR DIOUF
(Conçu par une équipe d'experts)
L’économie sénégalaise est largement dépendante de ses ressources
naturelles. La préservation et l’exploitation rationnelle de ces
dernières sont nécessaires pour assurer le bien-être des populations et
des générations futures dans le cadre d’un développement
à long terme. Le Programme REMEDE s’inscrit
dans le cadre du plan directeur de développement du Sénégal proposé par
les experts de l'Alternative Citoyenne An'd Deffar Sun Reew. Ce
programme vise
à valoriser et
à renforcer les capacités de notre pays en
matière d'éducation, de création d'emplois, de réforme de
l'administration, de formation, de santé pour tous les citoyens, de
planification, de gestion et d’exploitation de ses ressources minérales, de promotion de
la protection de l'environnement. etc.. Le volet
scientifique du Programme REMEDE est essentiellement concentré sur cinq
secteurs clés qui sont retenu pour leur validité économique,
environnementale et constitutionnelle, mais surtout pour le nombre
d'emplois et de revenus qu'ils peuvent générer aux populations démunies.
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PROGRAMME ENERGIE SUFFISANTE AU SENEGAL (PESS)
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RESSOURCES EN EAU POTABLE ET POUR
L’IRRIGATION (REPI)
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VALORISATION DU PHOSPHOGYPSE
SENEGALAIS
-
RECOUVREMENT ET
EXPLOITATION DES SABLES MARINS ET SILICEUX;
-
DEPOLLUTION DES EAUX
RESIDUAIRES ET CONTROLE DES EAUX D’INONDATION
ENERGIE: PROGRAMME ENERGIE SUFFISANTE AU SENEGAL (PESS)
Quatre
solutions
proposées par le Professeur Diouf pour une consommation suffisante et a
cout-réduit.
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La Tourbe des Niayes
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Production d'électricité: 600 MW (3 centrales a charbon de

tourbe a 200 MW chacune)
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Création d'emplois: 30 000 directs et indirects
-
Durée des travaux: 2,5 années
-
Couts: 378 milliards
-
Impact Environnemental: Valorisation et extension des
surfaces cultivables dans les Niayes (générant plus de revenus
aux agriculteurs)
-
Terme: 50 années d'électricité garantie
-
Foncier: les terres reviennent aux propriétaire après
exploitation (environ 28 jours par tourbière)
Les
Niayes: 82 million m3 (PNAE). C'est seulement au début des années 80
que la tourbe a commencé à susciter un inérêt pour les autorités.
La tourbe a été employée comme source d'énergie pendant
au moins 2000 années à travers le monde. Elle était utilisée comme
combustible alternatif au bois pour la cuisine et le chauffage dans
les régions tempérées et boréales d'Europe, en particulier en
Irlande, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suède, en
Pologne, en Finlande et en URSS. L'utilisation croissante du gaz et
du pétrole comme combustibles de cuisine et de chauffage pendant le
20 ème siècle a eu comme conséquence une utilisation décroissante
de la tourbe à de telles fins. La forte demande en électricité a
stimulé localement le développement de grandes unités de production
électrique avec comme combustible la tourbe. Cette matière première
est apparue singulièrement compétitive au niveau des unités
industrielles dont la consommation d'électricité ne dépassée pas
200MW, ce qui avait nécessité la mise en valeur de tourbières sur
de très larges étendues à travers une intense activité d'extraction
de la tourbe, particulièrement en Irlande, en Finlande et en Russie.
Plus de 6000 MW de
la génération d'énergie électrique de la Russie ont été produits
grâce à la tourbe. En outre, environ 4,5 millions de tonnes de
tourbe sont produites, annuellement, pour le chauffage
domestique à travers ce vaste pays froid. La Finlande et la
Suède ont installé plusieurs centrales électriques de brûlage de
la tourbe qui produisent de l'électricité et fournissent la
vapeur et l'eau chaude pour le chauffage urbain. Beaucoup de
centrales électriques fonctionnant à la tourbe et situées à plus
de 60 kilomètres des usines industrielles, utilisant le pétrole
importé, ont été considérées comme des solutions de rechange,
rentables, pour la production d’électricité. L'Irlande obtient
environ le tiers de son énergie électrique à partir de sept
stations utilisant la tourbe. Les stations consomment environ 56
% de la production annuelle de tourbe du pays, dont la valeur
est estimée à cinq millions de tonnes. Le Canada et les
États-Unis ont mis en place, un programme interétatique de
recherche et d’étude de la tourbe, qui redéfinit la relance de
l’exploitation des ressources énergétiques des deux pays. En résumé, l’exploitation des gisements de tourbe du Sénégal
pourrait résoudre, d’innombrables problèmes énergétiques et
environnementaux, grâce aux procédés ci-cités. A elles seules,
les réserves de tourbe des Niayes peuvent garantir une
production d’électricité estimée à 50 années, sans compter les
gisements de tourbes au Sine Saloum, des mangroves fossiles du
fleuve Casamance, de la vallée du Fleuve Sénégal, confirmées par
de récentes prospections géologiques. La réalisation de ce programme, à coût réduit, donnerait au
Sénégal une solution définitive aux délestages électriques,
créerait des milliers d’emplois directs et indirects et,
rapporterait des centaines de milliards d’économie au
gouvernement qui agonise à cause des lourdes factures
pétrolières.
(Lire
le Programme Electoral complet dans le
Document ACAD/ELECT-2012)
-
Réseau Ouest africain d’interconnexion électrique et routière :
la défaillance du Sénégal

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Production d'électricité: 300 a 500 MW
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Création d'emplois: 12 000 directs et indirects
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Durée des travaux: 2,2 années
-
Couts: 198 milliards
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Impact Environnemental: Aucun
-
Terme: Illimité
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Foncier: les colonnes électriques n'utilisent pas de surface
Au contraire du Sénégal, aujourd’hui, tous les autres pays de
l’Afrique de l’Ouest sont engagés dans un programme,
ambitieux, d’intégration économique. Ces pays ont décidé la
réalisation de réseaux d’interconnexion électrique et routière.
Du Nigeria au Burkina Faso, en passant par la Cote d’Ivoire, le
Mali, le Niger, le Benin et le Ghana, de nombreux programmes de
développement interétatiques ont démarré. Par exemple, le projet
d'interconnexion électrique, entre le Ghana et le Burkina, dont
la réalisation de la première étape a vu le jour. Ensuite ceux
entre la Côte d'Ivoire et le Mali, le Niger et le Nigeria, le
Nigeria et le Togo, et enfin, le réseau d'interconnexion liant
la Communauté Electrique Bénin (CEB) à la Power Holding Company
du Nigeria (PHCN) long de 70 km de 330 KV entre Saketé (Benin)
et Ikéja (Nigeria). Ce réseau permet de fournir une quantité
suffisante d’électricité, à partir Nigeria, au Bénin et au
Togo, à moindre coût. Voilà, autant de nouvelles données qui apportent, un nouveau
dynamisme, au secteur énergétique ouest Africain. Grace à ce
programme, le Burkina va ramener, d’ici 2015, son taux
d'électrification nationale de 19% à un taux de couverture de
60%. Avec le concours des interconnexions, à partir du Ghana et
du Nigeria, déjà installées. L’interconnexion, électrique, entre
la Côte d’Ivoire et le Mali a entamé sa phase active de
réalisation, conduite par une société indienne. Toutefois, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de
l’ouest (CEDEAO) accompagne l’ambition de ces pays de réaliser
l’intégration par l’interconnexion. C’est ainsi que le Pool
énergétique de l’Afrique de l’ouest (WAPP) a proposé, en 2009,
à Abuja, un projet de production et de transmission
d’électricité, en Afrique de l’ouest, au coût de 16 milliards de
dollars. Cette proposition a été faite au comité des bailleurs
de fonds, comprenant la Banque Mondiale et la Banque Africaine
de Développement (BAD), qui se sont dits déjà intéressés par le
projet. Parallèlement, les experts en infrastructure routière de la Côte
d'Ivoire, du Ghana, du Mali, du Niger, du Burkina, du Nigeria,
du Bénin et du Togo ont mis en place, un Comité technique, de
l'autoroute régionale : (CTAR), basé à Abidjan. Ce comité est
chargé de travailler à la réalisation de plus de 9 000
kilomètres de bitume, reliant leurs différentes capitales.
Cette autoroute « inter-state » traversera sept pays, entre
Abidjan et Lagos, permettra l'accès des pays de l'hinterland que
sont : le Burkina Faso, le Mali le Niger aux ports d'Abidjan
(Côte d'Ivoire), Téma (Ghana), Lomé (Togo), Cotonou (Bénin) et
Lagos (Nigeria), en plus de renforcer l'intégration économique
de ces pays de la sous-région. La proposition du tracé de
l’autoroute a envisagé 9 axes pour une longueur totale de 9 207
km. Tous ces travaux, d’interconnexion électrique et d’'extension,
qui ont permis de réaliser, des milliers de kilomètres de
lignes électriques et d’autoroutes, sont financés par des prêts
consentis par la Banque mondiale (BM), l'Agence Française de
Développement (AFD), la Banque Européenne de Développement
(BERD), le Fonds nordique de Développement, les Crédits mixtes
danois, norvégiens, et canadiens. Les restants sont assurés par
les Etats concernés. Voilà des programmes auxquels le Sénégal doit se joindre :
urgemment, pour redevenir un pôle d’intérêt économique
sous-régional, pour revitaliser son économie. Pour reprendre sa
place de premier rang de pays industrialisé en Afrique de
l’Ouest. Cette position qu’il occupait avant et juste après les
indépendances.
(Lire
le Programme Electoral complet dans le
Document ACAD/ELECT-2012)
-
L’énergie solaire
-
Production d'électricité: 200 MW (Louga, Linguère)
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Création d'emplois: 1 200 directs et 4500 indirects
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Durée des travaux: 1,5 années
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Couts: 345 milliards
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Impact Environnemental: Aucun
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Terme: Illimité
-
Foncier: Dunes de sables et désert (surface non utilisées)
La troisième solution que nous avions proposée au Président de
la République, dans le cadre d’une solution définitive aux
délestages d’électricité, serait l’énergie solaire. Le Sénégal
reçoit plus de 3.000 heures d’ensoleillement par année. Ce
privilège devrait le placer, parmi les pays qui ne dépendent
plus des combustibles fossiles pour produire de l’électricité.
Un programme sérieux d’exploitation de l’énergie solaire au
Sénégal assurera une alimentation d’électricité suffisante pour
tout le pays. Un tel projet serait en parfaite synergie avec le
programme sous régional d'exploitation des ressources d'énergie
renouvelable initié par la CEDEAO ; et essentiellement basé sur
l'énergie solaire, la biomasse, les mini et microprojets
hydroélectriques et la conservation de l'énergie. La relance de l’économie sénégalaise est largement tributaire de
nos ressources naturelles et devrait, nécessairement, passer par
la préservation et l’exploitation rationnelle de ces dernières.
Les gouvernements successifs du Président Abdoulaye Wade
devraient, par conséquent, assurer le bien-être des populations
et des générations futures à travers des programmes de
développement durable à long terme. Ce qu’ils avaient promis au
début de leur mandat par les dispositions des accords de crédits
fournis par les prêteurs internationaux tels la Banque Mondiale,
le FMI, les Clubs de Paris et de Londres et les Pays amis et
partenaires du Sénégal.
(Lire
le Programme Electoral complet dans le
Document ACAD/ELECT-2012)
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L’énergie éolienne
Une mise en réseau de milliers de turbines construite sur le
littoral Nord Ouest du Sénégal en face de l'Océan Atlantique
permettrait dans un futur relativement proche d'alimenter des
milliers de foyers en énergie propre, fiable et a cout réduit.
L'énergie éolienne pourrait permettre au Sénégal et a l'Afrique de
tenir ses engagements à savoir miser sur les énergies renouvelables
et réduire l'utilisation des énergies fossiles et nucléaires.
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Production d'électricité: 300 MW (30 turbines solaires a raison
de 1,5 MW chacune)
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Création d'emplois: 1 200 directs et 7 900 indirects
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Durée des travaux: 2,2 années
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Couts: 198 milliards
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Impact Environnemental: Aucun
-
Terme: Illimité
-
Foncier: les colonnes électriques n'utilisent pas de surface

Des recherches sur
le littoral nord ont révélé la possibilité d'un parc éolien en bordure
de la côte nord-ouest bordant l'Océan Atlantique sur une longueur de 110
km sur 3 km.
(Lire
le Programme Electoral complet dans le
Document ACAD/ELECT-2012)
PROGRAMME
AGRICULTURE: RESSOURCES EN EAU POTABLE ET POUR L'AGRICULTURE (REPI)
Le
Sénégal dispose d’un important potentiel hydrique
ce qui devrait le classer parmi les pays qui ne dépendent plus en eau
des caprices intemperiques des climats saisonniers. L’exploitation d’
importantes ressources en eaux de surface et
souterraines qui, en dépit de leur inégale répartition spatiale, peut
certainement permettre de compenser l’indigence des précipitations.
Les superficies actuellement irriguées au Sénégal sont de 60 000
ha soit moins de 2% des terres cultivables et seulement 3% des terres
effectivement cultivées. L’intensité d’exploitation culturale des terres
irriguées demeure très faible. En moyenne, une seule culture est
pratiquée pendant toute l’année dans toute l’étendue du pays alors que
l’intensité pourrait être amène de 200 % voire 300 % au taux actuel.

LE POTENTIEL DES
TERRES IRRIGABLES AU SENEGAL PEUT ETRE AMENE A 1,5 MILLION D’HECTARES ET
POURRAIT AINSI GARANTIR UNE AUTOSUFISANCE ALIMENTAIRE TOTALE AUX
HORIZONS 2010.
La
vallée du fleuve Sénégal avec ses barrages hydro-agricoles couvrant 240
000 hectares peuvent etre etendus a un demi million d’hectares (Les
barrages de Diama et de Manantali ont un potential d’ irriguer de plus
de 500 000 ha);

-
La région de
Tambacounda, où le fleuve Gambie et ses affluents constituent
d’importantes ressources hydrauliques, peuvent irriguer 300 000
hectares de terres, à partir des barrages projetés à Kékréty et
Sambou-Galou;
-
Les régions de Kolda et
de Ziguinchor sont dotées de nombreux ouvrages hydro-agricoles ; les
barrages anti-sel peuvent permettre la récupération de plus de 100
000 hectares de terres;
-
Les aménagements
effectués sur l’Anambé, présentent un potentiel d’irrigation de 80
000 hectares de terres;
-
Les régions de Thiès et
de Louga avec le canal du Cayor peuvent avoir plus de 100 000
hectares de terres irriguées;
-
Le Ferlo avec une
revitalisation efficace des vallées fossiles peuvent assurer plus de
100 000 hectares de terres irriguées;
-
Le
riz occupe 35 000 ha, l’horticulture 10 000 ha, la canne à sucre 7
000 ha et le reste pour diverses autres cultures.
-
Le riz domine dans les
pratiques de culture sous irrigation mais les rendements demeurent
faibles. Le taux de couverture des besoins en riz du Sénégal est de
l’ordre de 40 %, entraînant une importation de 400 000 tonnes par
an.
-
L’essentiel de
l’irrigation s’effectue par les eaux de surfaces puisque les eaux
souterraines ne contribuent que pour 10 %.
Les
principales ressources en eau de surface sont constituées par les
fleuves Sénégal (1770 km de long) et Gambie (1150 km de long) ; les
cours d’eau de la Casamance et de la Kayanga, le lac de Guiers. Bien que
le potentiel hydrique du pays souffre des fortes variations saisonnières
et interannuelles entrainant souvent la baisse du niveau piézométrique
des nappes et/ou d’une forte minéralisation, suffisamment d’eau reste
disponible pour achever un programme d’irrigation reussite et avec de
moyens modestes.
Objectif du Programme REPI
-
Accès a l’eau potable a tous les Sénégalais avant 2015;
-
Accès a l’eau potable et a l’eau d’irrigation a tous les fermiers et
bergers sénégalais avant 2015;
-
Assurer la
disponibilité en eau dans toutes les ressources aquifères du pays du
Sénégal et en préserver la qualité;
-
Améliorer la
connaissance des nappes de la bordure sédimentaire et protéger les
ressources en eau souterraine en procédant à la déconnexion
progressive des forages situes le long du littoral;
-
Protéger la réserve
d'eau douce des grandes villes du Sénégal avec actions retenues dans
le contexte des réglementations établis dans les différents codes;
-
Mise en place d'un
système de gestion, de contrôle et de surveillance des ressources
aquifères et de la qualité des eaux;
-
Fournir un état précis
des caractéristiques actuelles du système hydrologique et développer
un modèle de gestion qualitative et quantitative des ressources en
eau (lacs, fleuves, rivières, puits et forages);
-
Renforcer le production
agro-sylvo-pastorale du pays et dans l’ensemble de la sous région;
-
Développer une
coopération d’intégration économique pour l’eau, l’énergie,
l’agriculture et les ressources naturelles;
Regrouper
et Evaluer les Programmes nationaux et sous-régionaux
-
Programmes nationaux d’irrigation en accord avec ceux des
organisations sous régionales et internationales (CEDEAO, OMVS, OMVG,
BAD, Organismes de l’ ONU concernes) avec un volet juridique et
institutionnel sur la gestion des ressources en eau, l'estimation
des valeurs écologiques des milieu et les avis des populations;
-
Programmes de désalinisation: La salinité est un handicap des basses
plaines côtières mais également touche le domaine fluviomarin , en
particulier les régions situées dans la basse et moyenne vallée du
fleuve Sénégal, du Sine Saloum et de la Casamance. Quatre des six
zones agro écologiques sont touchées : Fleuve Sénégal, les Niayes, le
sud du Bassin arachidier, et la Casamance;
-
Evaluer les réserves du Littoral Nord et les effets de
surexploitation des nappes de la région de Dakar et d’autres
aquifères exploités a travers le pays;
-
Evaluer l’ évolution de la minéralisation (minéralisation
importante, taux excessifs de nitrates dus aux pollutions urbaines)
et de risque de dégradation irréversible (invasion salée) des
ressources, études hydrogéologiques et modélisation des
prélèvements;
-
Réévaluer les conditions d'exploitation des nappes (SDE) et celle de
la gestion des nappes d'eau souterraines;
-
Mobilisation de la ressource en eau superficielle du Lac de Guiers,
avec un transit de l'eau jusqu'à Dakar.

I l est clair
aujourd’hui que les programmes gouvernementaux des présidents successifs
n’ont montré aucune volonté politique pour faire de l’agriculture
sénégalaise une véritable priorité qui pourrait mettre fin à la
décadence de ce secteur clé de l’économie sénégalaise. La pénurie
alimentaire au Sénégal, dans les villes comme dans les campagnes et la
hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessite pour les
consommateurs témoignent de l’échec de leurs politiques agricoles ou
plutôt rendent compte de leur absence. Le Sénégal ne manque ni de bonnes
terres, ni d’eau potable ou d'eau disponible pour l’irrigation, données
indispensables à la satisfaction de sa main-d' oeuvre rurale et de la
volonté de ses populations. Plus de deux tiers de la superficie du
Sénégal sont inexploités alors que 75% de sa population est rural. Par
une bonne politique agricole, notre pays ne devrait plus dépendre de la
charité internationale pour se nourrir. C’est pourquoi, conscients de
l'importance du secteur agricole en tant que première source de revenus
pour les populations rurales mais aussi, de produits vivriers pour tous,
nous proposons le programme REPI pour promouvoir l’augmentation de la
production agricole, de l’élevage et de l’eau potable pour tous les
Sénégalais.
REPI Et l'autosuffisance Alimentaire
en 2020
Ce programme est un plan
rationnel et méthodique ayant pour objectif l'autosuffisance alimentaire
et l’accessibilité en eau potable et en eau d’irrigation. Il entend
exploiter les potentialités hydriques constituées par les eaux
superficielles tels les fleuves, les lacs et cours d’eau à travers le
Sénégal. REPI apportera non seulement un répit mais une solution
rationnelle et définitive à la crise de l’eau dans le pays. En effet, le
Sénégal dispose d'un important potentiel hydrique, qui ne devrait plus
le classer parmi les pays qui ne dépendent que des eaux pluviales de
plus en plus rares. Les principales ressources en eaux de surface sont
constituées par les fleuves Sénégal (1770 km de long) et Gambie (1150 km
de long), les cours d'eau de la Casamance et de la Kayanga, le lac de
Guiers. Bien que le potentiel hydrique du pays souffre des fortes
variations climatiques entraînant du coup une baisse du niveau
piézométrique des nappes et/ou une forte minéralisation, des réserves
suffisantes d'eau demeurent disponibles pour un programme d'irrigation
réussie. Avec peu de moyens nous pourrons ainsi assurer de l’eau potable
et une auto-suffisance alimentaire à toutes populations.
Le financement de l’agriculture
L’agriculture
sénégalaise constitue un secteur économique principalement tenu par des
nationaux. S’il n’a pas progressé, c’est parce qu’il n’a pas été
suffisamment sollicité ni par les institutions financières publiques, ni
par les banques privées. Elle a au contraire toujours été considérée
comme un champ de chasse aux voies électorales par tous nos présidents
successifs. Il est temps de renverser cette tendance afin que toutes les
structures publiques et privées installées dans notre pays y compris
l'État lui-même, mettent tout en oeuvre pour orienter leurs efforts vers
la production agricole. Considérant les garanties de l'État, nous
pensons en outre que l’autre principale source de garantie des crédits
bancaires se trouve dans cette production agricole elle-même. Nous
militons donc pour la multiplication des institutions financières à
vocation agricole afin de répondre aux besoins des agriculteurs pour
financer leurs projets. Ce programme devrait d’abord s'orienter vers le
financement de l’agriculture vivrière pour mettre fin à la pénurie des
denrées alimentaires.
Les associations des cultivateurs
Le manque de moyens des
cultivateurs provient du fait que ces derniers travaillent de manière
individuelle, en ce sens qu’ils ne sont pas intégrés dans des
associations, des sociétés ou des coopératives d’achat, de vente, de
production et de crédit. Nous estimons que des organisations
d’agriculteurs fortes et actives constituent la clé de voûte du
développement agricole et de l’émancipation du milieu rural. C'est
pourquoi nous militons pour encourager la constitution d’organisations
agricoles politiquement indépendantes et nous engageons à leur accorder
notre soutien indéfectible.
Les politiques menées
depuis l’indépendance par nos différents présidents ont sacrifié les
intérêts des masses rurales sénégalaises au profit de quelques
privilégiés. Une politique agricole ne pourra être efficace que si elle
assure une juste rémunération du travail des paysans. Ils doivent avant
tout, avoir l’assurance de vendre leurs produits à des prix pouvant leur
permettre de sérieusement élever leur niveau de vie. C'est ainsi que
nous favoriserons la mise en place de circuits mieux organisés de
commercialisation pour l'approvisionnement des villes et des villages en
produits agricoles. Pour résoudre le problème des infrastructures
rurales, l’industrie locale devrait être encouragée à produire des
véhicules motorisés pour les coopératives et les entreprises agricoles
familiales. La coopération avec les pays amis devrait s’orienter dans
cette direction. Les constructions de nouvelles routes devraient surtout
s’intensifier dans les zones rurales. Compte tenu des graves problèmes
de transport par chemin de fer, par route, par voie fluviale et aérienne
qui doivent rapidement être solutionnés, le sens de l'efficacité nous
dicte de rendre le transport rural plus efficient.
La vulgarisation agricole et la
formation des agriculteurs
Nous considérons que
l'État a le devoir de mettre à la disposition des cultivateurs et des
entrepreneurs agricoles, des informations fiables sur l’état des sols et
leur qualités, au lieu de les laisser agir par tâtonnement et gaspiller
leur force de travail ainsi que leurs intrants. Nous mettrons en place
des programmes de vulgarisation et de formation agricole dans lesquels
radios et télévisions devront aider la société à l’acquisition de
connaissances agronomiques. La création d’écoles spécialisées sera au
coeur de ces programmes agricoles qui seront accompagnés par la mise en
place de stages professionnels avec des possibilités de recyclage et de
voyages d’étude à l'étranger assurés par des experts de l’agriculture.
Pour réaliser ces projets de développement rural, d’expansion de la
production agricole et des petits métiers ruraux, nous mettrons en place
un personnel spécialisé dans le domaine de l’environnement et du
développement rural. La formation du personnel d’encadrement inclura
aussi bien la vulgarisation agricole que la propagation de l'hygiène,
l’animation en faveur de l’épargne rurale et la mise en place de
systèmes de solidarité. Les pratiques relatives à l'agriculture et à
l’élevage seront qualitativement améliorées pour de meilleurs
rendements.
L'installation des
exploitants agricoles Nous favoriserons une politique consciente de
planification et de multiplication des exploitations moyennes rurales.
Nous sommes convaincu que nos agriculteurs déjà au fait des pratiques
agricoles adéquates peuvent se convertir rapidement en entrepreneurs
compétents s'ils reçoivent l'encadrement et la formation nécessaires.
Les cultures industrielles et
l’agro-industrie
Les cultures
d’exportation arachide, coton, fruits et légumes font l’objet de nos
préoccupations étant donné les besoins en devises du pays. Il est urgent
qu’un inventaire des plantations existantes soit dressé afin de les
accroître et d’organiser leur relance. Dans le même ordre, des garanties
et des avantages devraient être accordés aux cultivateurs et
investisseurs qui s’orientent vers l'agro-industrie et les industries
alimentaires en général.
L’artisanat et les métiers ruraux
Le développement rural
est une tâche à faces multiples dont le but est l’amélioration du niveau
de vie des habitants. Nous devrons lutter pour assurer l’augmentation de
leurs revenus par l'aménagement des territoires, l’amélioration des
conditions de santé, la scolarisation, en somme la satisfaction des
besoins créés par la transition vers la société industrielle.
Nous croyons fermement
qu’il faut assister les commerçants et les coopératives installés dans
les milieux ruraux en vue de faciliter aux agriculteurs
l'approvisionnement en biens manufacturés. Les crédits et autres
services bancaires rendus à ce genre d'activités seraient d’une utilité
considérable pour le pays tout entier. L'état devra mettre tout en
oeuvre pour faciliter l’installation des artisans, des petits métiers,
des commerçants et des coopératives en milieu rural.
Les Banques Agricoles
L’expérience de quarante huit ans d’indépendance
montre que les banques commerciales existantes hésitent à s’engager dans
le crédit agricole, surtout lorsque celui-ci est sollicité par des
nationaux. Les offres financières de ces banques ne profitent pas aux
hommes d’affaires locaux encore moins aux agriculteurs qui sont obligés
de recourir à l’autofinancement. C’est pourquoi, considérant
l’importance du crédit à l’agriculture, nous nous engageons à lutter
pour la multiplication des banques agricoles afin de mettre à
disposition de nos agriculteurs les moyens nécessaires à leurs
activités.
(Lire
le Programme Electoral complet dans le
Document ACAD/ELECT-2012)
AUTRES PROGRAMMES ACAD
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Lire le Programme Electoral complet dans le
Document ACAD/ELECT-2012
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ACTIVITES
Thé-Débat Citoyen ACAD Raleigh, NC, USA, Avec le
Professeur Arona N’Doffene Diouf, PhD
Candidat déclaré à l’élection prési-dentielle de 2012 au Sénégal: "Au-jourd’hui,
le
Sénégal
a des urgences qui nécessitent une concertation inter-nationale et des
prises de décisions rapides par chacun de nous"




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