PROGRAMME AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE

ESTIMATION DES RESSOURCES

Le Sénégal dispose d'un important potential hydrique ce qui devrait le classer parmi les pays qui ne dépendent plus des eaux pluviales de plus en plus rares. L'exploitation des importantes réserves en eaux de surface et en eaux souterraines a travers le pays peut certainement permettre de compenser la rareét des précipitations.

Les principales ressources en eaux de surface sont constituées par les fleuves Sénégal (1770 km de long) et Gambie (1150 km de long) ; les cours d'eau de la Casamance et de la Kayanga, le lac de Guiers. Bien que le potentiel hydrique du pays souffre des fortes variations climatiques entrainant du cout une baisse du niveau piézométrique des nappes et/ou une forte minéralisation, des réserves suffissantes d'eau demeurent disponibles pour un programme d'irrigation réussie et avec de modestes moyens pour assurer aux population une auto-suffisance alimentaire.

Les superficies actuellement irriguées au Senegal sont de 60 000 ha soit moins de 2% des terres cultivables et seulement 3% des terres effectivement cultivées. L'intensité d'exploitation culturale des terres irriguées demeure tres faible. En moyenne, une seule culture est pratiquée pendant toute l'année dans toute l'etendue du pays alors que l'intensité pourrait etre amene de 200 % voire 300 % au taux actuel.

LE POTENTIEL DES TERRES IRRIGABLES AU SENEGAL PEUT ETRE AMENE A 1,5 MILLION D'HECTARES ET POURRAIT AINSI GARANTIR UNE AUTO-SUFFISANCE ALIMENTAIRE TOTALE AUX HORIZONS 2010.

La vallée du fleuve Sénégal avec ses barrages hydro-agricoles couvrant 240 000 hectares peuvent etre etendus a un demi million d'hectares (Les barrages de Diama et de Manantali ont un potential d' irrigation de plus de 500 000 ha);

· La région de Tambacounda, où le fleuve Gambie et ses affluents qui constituent d'importantes ressources hydrauliques, peuvent irriguer 300 000 hectares de terres, à partir des barrages projetés à Kékréty et Sambou-Galou;

· Les régions de Kolda et de Ziguinchor sont dotées de nombreux ouvrages hydro-agricoles ; les barrages anti-sel peuvent permettre la récupération de plus de 200 000 hectares de terres;

· Les aménagements effectués sur l'Anambé, présentent un potentiel d'irrigation de 100 000 hectares de terres;

· Les régions de Thiès et de Louga avec le canal du Cayor peuvent avoir plus de 100 000 hectares de terres irriguées;

· Le Ferlo avec une revitalisation efficace des vallées fossiles peuvent a elles assurer plus de 100 000 hectares de terres irriguées.

· Le riz occupe 35 000 ha, l'horticulture 10 000 ha, la canne à sucre 7 000 ha et le reste pour diverses autres cultures.

•  Le riz qui vient en premiére position en terme de surface irriguée demeure néanmoins faible du point de vue de la production et du rendement . Le taux de couverture des besoins en riz du Sénégal est de l'ordre de 40 %, entraînant une importation de 400 000 tonnes par an.

· L'essentiel de l'irrigation s'effectue par les eaux de surfaces puisque les eaux souterraines ne contribuent que pour 10 %.

Il faut souligner que le systéme des bassins de rétention doit etre revu et amélioré dans des contextes géologique et environnemental adéquats.

OBJECTIFS DU PROGRAMME REPI

•  Accés a l'eau potable pour tous les Senegalais avant 2010;

•  Accés a la terre et a l'eau d'irrigation pour tous les fermiers et bergers Senegalais avant 2010;

•  Assurer la disponibilité de toutes les ressources en eau du Sénégal et en préserver la qualité;

•  Améliorer la connaissance des nappes de la bordure sédimentaire et protéger les ressources en eau souterraine en procédant à la déconnexion progressive des forages situés le long du littoral;

•  Protéger les réserves d'eau douce des grandes villes du Sénégal avec en procédant éfficacement a l`application des réglementations etablies dans les différents codes;

•  Mise en place d'un système de gestion, de contrôle et de surveillance de la qualité des réserves en eau;

•  Fournir un état précis des caractéristiques actuelles du système hydrolographique et développer un modèle de gestion qualitative et quantitative des ressources en eau (lacs, fleuves, rivieres, puits et forages);

•  Renforcer le production agro-sylvo-pastorale du pays et dans l'ensemble de la sous region;

•  Developper une coopération et un intégration économique pour l'eau, l'energie, l'agriculture et les ressources naturelles.

 

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            Alternative Citoyenne Sunureew
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               Ensemble, un Autre Sénégal est Possible.