CHRONIQUE CULTURELLE SDJ. Tous les 15 et 30 de chaque mois
  En hommage à notre petit frère Mor Faye Diouf,  en hommage à un charmant garçon prématurément fauché.
 En hommage à tous les Mor Faye Diouf qui ont vécu pour seulement assurer l’honneur de leur famille et veiller sur les nombreux orphelins laissés par leurs grands frères douloureusement disparus.
 Nous rendons grâce à Allah et présentons nos condoléances les plus attristées à Yaye Fatoumata Diouf et à toutes les mamans éplorées, de notre très cher pays avec lesquelles nous compatissons.
Dr. SDJ.

         LE COURAGE D’ETRE ET DE RESTER HOMME :
Les pointes de l’actualité faisant état des laideurs de la vie politique sénégalaise locale, très loquasse par nature et peu encline à courir aux secours de nos compatriotes dans la souffrance, expliquent notre réaction. A ceux submergés par les eaux croupies dans l’insalubrité de nos banlieues et à nos paysans qui meurent non pas seulement des moustiques mais d’une vraie famine qui pousse à l’exode quelques uns des plus valides à porter secours aux victimes enclavés dans une ruralité dont la stérilité ne semble pas émouvoir nos barons milliardaires, nous disons « Gacé Ngalâma. »
Combien de sénégalais meurent tous les jours dans nos hôpitaux devenus de vrais mouroirs, mais combien de sénégalais meurent de mal nutrition, combien meurent de non assistance? Où sont donc passées, pendant ses forfaitures ignominieuses, nos valeurs culturelles avec tous nos puissants critères esthétiques faites pour assurer l’honneur à notre pays?
C’est malheureux de le dire, même si vous trouvez l’heure si tardive, mais à chaque tournant de notre permanente vision introspective sur notre cher pays, son fil conducteur nous ramène immanquablement aux horreurs imposées à l’Afrique par l’irresponsabilité de ses leaders. Notre pays est devenu comme un bateau ivre livré à une mer démontée. Nous les percevons insouciants, plastronnant dans les pauvres salons de leurs jets privés pour survoler comme Satan, la misère africaine dont ils ne mesurent peut-être pas la profondeur, pour aller comme de vrais bêtes se tailler des costumes dans les stores de la mode hollywoodienne en marchant sur les cadavres de nos enfants. Il ignorent certainement le sens du respect parce qu’ils leur manque ce minimum de tripes nécessaire à l’homme pour construire sa respectabilité qui à la fois dirige son esprit et découle des sens, moral et sociétal, qu’il donne à ses responsabilités. Ce que souligne la permanence du proverbe « Lu rèer Cip Judu Fègn Ci Jiko. » qui dit ben en Wolof « Ce qu’un individu cache sur ses origines, se laisse identifier par son caractère. » C’est dire que nos fameux larrons n’ont pas eu la chance d’être bien né, d’être correctement baptisé, à moins qu’ils ne leur fut pas transmis l’esprit des ancêtres qui donne le courage de vivre avec honnêteté, avec déférence pour ses semblables, avec cette humilité qui fait largement défaut à tous ceux qui nous traitent comme des benêts .Nous osons cependant espérer que nos justices Nationale, Républicaine, Sociale, Internationale, que l’histoire et surtout dieu ne les laisseront pas impunis. Ils leur manquent le sens de la dignité comme à tous leurs pairs du continent dépourvus du courage, du seul vrai courage de dire un « NON!» majuscule à la corruption, qui permet à l’homme de garder son visage d’homme. C’est dans ce courage que se trouve la puissance requise par et pour la faculté de se doter du pouvoir de se respecter, de respecter son peuple avant de respecter le reste du monde. Pour atteindre ce palier sublime il faut avant tout être libre. Quand on reste enchainé dans une mentalité d’esclave, - c’est bien le cas d’une part importante de l’élite africaine - on a toutes les chances de demeurer esclave de toutes les forces occultes qui les poussent à entraver notre continent en semant l’infamie sur tous leurs passages. Ce n’est pas être libre que de boire du champagne sans pouvoir le produire, que de rouler avec des voitures de luxe payées par le sang d’un peuple miséreux, que de se payer des vacances de luxe, dans des hôtels de luxe en créant la famine dans son pays, que de déchirer les airs en jet privé en laissant ses administrés dans des drames innommables, que de cultiver des guerres civiles en collaboration avec la mafia internationale, les narcotrafiquants, les vendeurs d’armes stériles, les trafiquants d’or et de diamant, rien que pour la luxure, la dépravation morale qui frappent en premier, nos populations les plus fragiles. Les drogues dures, la prostitution et l’argent sale ravagent les fleurons de notre jeunesse pendant que nos leaders nationaux détournent le regard, s’ils ne sont pas carrément acteurs des impostures les plus insoutenables. Toutes ces tortures imposées à la grande, à la digne Afrique, ne sont finalement motivées que par leur dignité écorchée, pourrie, écrasée si elle n’est pas totalement absente des préoccupations de ces leaders africains. Nombreux sont en effet parmi eux qui ne s’embarrassent plus de honte ou de compassion. L’argent n’a pas d’odeur disent-ils mais bien sûr que tous les blaireaux ne sentent pas leur odeur sinon ils en seraient morts. L’argent est devenu une sale affaire en Afrique où les banques ne sont généralement que des succursales de banques étrangères spécialisées dans le ramassage et l’exportation de devises qui expliquent largement le chômage et l’expatriation de nos forces vives. Pour les africains choisis pour les sales besognes, la chose est plutôt simple voire simplette, dés lors qu’ils n’ont plus de dignité, ils facilitent la dissolution de leurs sens patriotique et moral pour devenir de tout doux serviteurs. Il leur suffit tout simplement de couper, de trancher vif les steaks saignants, puissent-ils provenir de la cuisse d’un singe ou de celle de leur peuple, cela leur importe peu. Quand on respecte vraiment sa propre famille, la noblesse et la sacralité de ce respect s’impriment dans ses rapports au monde et à la vie en général. C’est dire que la saleté de ce désamour que beaucoup parmi nous ont, pour avoir tourné le dos à nos vraies valeurs est la cause profonde de tous nos malheurs. Oui donc l’argent est non seulement très sale mais il pue comme tous ceux qui l’idéalisent. Et dirions nous qu’il pue la mort car la majorité de ceux qui, aujourd’hui tuent le font à son nom. Le racisme qui impunément, frappe tous les matins aux portes de la négritude s’explique par ce maladif attachement que nous entretenons avec la lâcheté qui s’explique par notre démission face à nos vraies responsabilités, par cette manière dirions-nous factitive de nous réaliser socialement. Tous les pouvoirs et les centres de décision de nos vies réelles sont ainsi confiés à l’étranger ou à des étrangers qui vivant ou non dans nos pays, tirent les ficelles. Au lieu de résister ne serait-ce que pour l’honneur de la patrie, nos grands « hommes forts » font croire à leurs larbins nationaux, qu’ils craignent d’être liquidé par leurs pairs occidentaux et patati et patata, pour ne pas perdre le filon. Alors que l’occident - qui n’est pas du tout tous ces vagabonds qui viennent nous distraire, - sait parfaitement que le salut du monde ne sera assuré que par la démocratisation globale de la planète et qu’il recherche désespérément chez l’africain qui a encore toute sa noblesse un allié de taille, pour retrouver cette paix intérieure si nécessaire à l’équilibre du monde, que nos pleutres qui s’accrochent à la chiurne en affamant sans discontinuer, leurs braves congénères ne sauront lui donner. L’Afrique n’est finalement malade que d’elle-même, elle est surtout malade des torts que la violence de la corruption impose aux hommes de bonne volonté engagés à sauver la planète. Inéluctablement, l’Afrique ne sera pas absente de ce combat. Autant donc que toutes les forces vives de la planète soutiennent les vrais patriotes africains à conquérir le pouvoir pour libérer ce beau continent, afin qu’il participe de façon délibérée au sauvetage de la planète. C’est un must que le très raisonnable Président Barack Obama a bien compris, - lui qui est certainement et depuis longtemps dépité par les égarements des élites africaines - en voulant les mettre pudiquement devant leurs responsabilités par son discours d’Acra, à la fois sage et plein de vérité. Ce dont du ciel, ce grand manifeste qui nous est envoyée, en la personne du Président américain, pour dire au monde qu‘il y a des hommes et des femmes en Afrique, capables de lui faire la démonstration de la grandeur d’une Afrique qui s’accepte, de la grandeur d’une Afrique soucieuse de ses valeurs, de la grandeur d’une Afrique intègre, qui méritent et peuvent se donner un meilleur sort. Ces Afriques là, très combattantes, se trouvent ce matin tristement bâillonnées par une Afrique malheureusement gouvernée par des pleutres qui ne comprennent plus les raisons d’être de l’humanité, des pleutres qui, plus que mécréance, préfèrent rester la risée du monde.
C’est pourquoi, en vrai militant de la cause africaine, nous sommes devenus un des membres actifs de l’alternative citoyenne sunureew, un mouvement patriotique qui focalise, les énergies de tous ceux qui se sentent vraiment concernés par le devenir de notre cher pays, vers un vrai combat démocratique, pour mettre à jour un autre Sénégal. Si l’avenir n’existait pas, les rêves les plus sublimes n’auraient pas de sens. Chers compatriotes, nous vous invitons à nous rejoindre massivement pour donner un sens à nos rêves. (à suivre.)
SDJ.

 

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            Alternative Citoyenne Sunureew
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