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CHRONIQUE  SDJ. 

Dr. Saliou Démanguy Diouf 
«La jeunesse n’est belle et féconde qu’illuminée d’un rayon d’utopie. »  Jacques Rabemananjara.
La Chronique culturelle, de l’alternative citoyenne And Dafar Sunurèew    
Tous les15 et 30 de chaque mois
                                    

 
 

CULTURE ET DEVELOPPEMENT      (suite)    
…La haine et les violences induites par des « valeurs » qui ne sont pas des nôtres, ne devraient pas nous faire accepter des dérives qui ne relèvent pas du caractère fusionnel qui lie les composantes ethniques de notre nation souriante. Ne soyons pas oublieux d’hier et pensons surtout à notre développement qui ne se fera que dans la paix pour les intérêts de notre descendance.

Arrêtons donc d’avoir toujours les yeux rivés sur des ailleurs qui n’ont pas souvent atteint notre niveau de puissance culturelle et qui n’ont surtout absolument rien à nous offrir sur le plan esthétique. Evitons de nous laisser trop distraire. L’argent que nous apprenons à mettre au dessus de tout, ne relève pas de notre ordre culturel et même dans les civilisations qui l’ont mis au devant de tout, l’argent n’a vraiment pas de sens. Ce manque de sens peut rendre insensée la vie de tous ceux qui en ont fait le cœur de leurs relations au monde. L’argent peut corrompre mais il a surtout su corrompre tous ces dangereux corrompus qui hypothèquent sans gène l’avenir de l’Afrique. Les ravages de toutes les vilaines postures africaines que sont la mortalité infantile (la pire de toutes), les femmes en souffrance, les enfants abandonnés à la rue, aux moustiques, aux ravages de la pédophilie, de l’homosexualité, de la drogue et la famine qui tire sur tout ce qui bouge. Tous ceux qui ne dorment plus savent parfaitement que la dissolution de nos valeurs ancestrales est de plus en plus exacerbée par le nouvel amour que les africains entretiennent avec le monde de la finance.

L’occident sur qui beaucoup parmi nous se projettent ou projettent nos valeurs n’a même pas encore l’aptitude de les saisir correctement. Pourquoi donc imiter un monde qui, malgré ses richesses matérielles incalculables et son indifférence  devant (1 mort toutes les 6 secondes) est dans une terrible souffrance ? Nul n’ignore en effet que le Japon, la Suède, la France et la Chine battent tous les records mondiaux de suicide. Quels rapports leurs peuples entretiennent-ils avec la finance et la culture ? L’humanité UNE doit absolument revenir à elle-même, à l’unité qui veut tout simplement dire UN.

Retenez bien que la puissance financière, militaire, industrielle et médiatique ne corrobore une quelconque puissance culturelle et à l’heure actuelle, l’occident a beaucoup à apprendre de nous. Tout bon observateur sait très bien que c’est ce qui au quotidien se fait sur différents plans de notre système culturel. Sans nos valeurs culturelles auxquelles nous n’accordons aucune importance et sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle, tout le monde développé se serait suicidé depuis des lustres.

Soyons donc plus vigilants, pour refuser les viols culturels et idéologiques et soyons plus ouverts vis-à-vis non seulement de nos cultures mais vis-à-vis de Dieu qui donne, afin de mieux apprécier sa grâce qui refuse le gaspillage, le larbinisme, l’égoïsme, la peur et les atermoiements. Ne nous dispersons pas car ce serait notre perte absolue.

Nous devons refuser de perdre tout ce temps que nous pourrions investir pour bâtir un autre Sénégal, afin de rendre grâce à dieu et de rendre fière, de nous, toute l’Afrique et le reste de l’humanité. C’est pourquoi, nous sommes toujours très outrés d’entendre parler d’une tuerie dans notre chère Casamance. Dieu sait parfaitement qu’il nous a donné des âmes suffisamment sensibles pour être capables de construire la paix, en devenant tout simplement, la dizaine, à l’image de deux mains fraternelles qui se serrent pour faire l’unité de notre très cher pays. Et c’est là l’essentiel, car tout le reste n’est que mécréance et orgueil mal placé, aussi mauvais que la mal gouvernance et la corruption, qui induisent nos pulsions négatives. Apprenons plutôt à être honnêtes et intègres pour le salut de la nation. Respectons-nous les uns les autres et veillons sur le partage équitable de nos patrimoines économique et culturel que nous devons arrêter de céder à vil prix.

Il est en effet très douloureux de voir où nous mène l’acceptation facile et honteuse de la folklorisassion de nos valeurs cultuelles. Nous devons cesser d’être les victimes de la médiatisation à sens unique, imposée par la hollywoodisation de la presse occidentale qui nous infiltre et viole la vulnérabilité de beaucoup de nos compatriotes qui sans aucun contrôle, se prêtent facilement aux jeux de leurs caméras. Rien ne doit expliquer notre acceptation  de la pérennité de toutes les contres vérités qui mettent en doute les puissances culturelles africaines. Tenant compte du fait que chaque peuple a ses propres valeurs, nous tardons à souligner et à catégoriquement mettre fin à ce drame qui réside dans l’incohérence et la stupidité de nos discours pleurnichards souvent tristement non pragmatiques, dés lors qu’il s’agit pour nous d’affirmer nos valeurs dans nos relations avec le reste du monde.

Nous sommes arrivés à une période où l’Etat du monde nous impose non pas seulement une écriture d’urgence mais des actions chargées de dignité et d’humanité, pour nous relever avec vigueur au niveau du reste du monde.

Une part importante de notre presse nationale qui se laisse facilement prendre dans les pièges tendus par les tabloïdes de la presse de style hollywoodien, tourne en infovariété les modes opératoires de nos stratégies de développement qui y perdent non pas seulement leur lisibilité mais parfois, toute leur substance.

Ainsi communiquent-ils souvent sur n’importe quoi et n’importe comment sans même savoir pourquoi communiquer et à qui communiquer l’objet d’une chose qu’ils ne se donnent que très rarement le temps de cerner par une analyse afro-africaine. Nos problèmes qui sont les nôtres demandent des attitudes culturelles et communicationnelles spécifiques, marquées d’audace, de prudence, de patriotisme, de maturation, de liberté et de droit à la défense nationale, en phase avec les urgences de l’heure. Tout écrit et tout discours fait au nom de la citoyenneté sénégalaise, devrait en effet, au-delà de sa substance, posséder sa charge émotionnelle mais surtout plus de pudeur en rapport à la pénibilité des épreuves que vous tous savez.

Les politiques culturelles de nos Etats qui expatrient leurs acteurs culturels nationaux qui vont grossir les rangs des figurants de la culture occidentale, ne sont pas des patriotes désireux de générer un quelconque développement. Sans une prise en charge effective de la culture, aucun peuple ne peut faire son développement et c’est pourquoi, les cultures expatriées ne servent que très difficilement leur pays d’origine. Les puissances qui récupèrent et les artistes et les intellectuels et les scientifiques de notre pays ne s’en plaindront jamais.

A cette heure où fait rage le star système, où sont donc passées nos cinéastes, peintres, designers, sculpteurs, poètes, romanciers, essayistes, chercheurs, cuisiniers et tous nos artisans si compétents et si divers?

Que représentent-ils sur le marché mondial? Hormis quelques musiciens qui se prennent seuls en charge, que fait la politique culturelle de notre pays pour le panier de nos ménagères?

Nous tournons en rond alors que les générations se succèdent avec leurs génies sans terre d’élection qui se dissipent comme diamant africain aux grés des programmes de maintien des puissances étrangères qui les récupèrent.

Notre pays n’est-il pas suffisamment en souffrance pour mériter que tous les citoyennes et citoyens sénégalais nous rejoignent dans l’Alternative Citoyenne And Deffar Sunurèew ? Massivement ensemble, un autre Sénégal est possible. Faisons le ! (A suivre…)

Dr. SDJ.

 Ensemble, un Autre Sénégal est Possible.

 


 

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